Il y a quelques années, j’avais eu le bonheur de découvrir Durand Jones & The Indications dans la salle Club du Trix. En tant que photographe concert à Bruxelles, je me déplace régulièrement en Belgique pour couvrir des événements musicaux marquants. Hier soir, pour ce concert de Thee Sinseers, nous retrouvions cette même magie. Dans cet espace chaleureux d’une capacité de 550 personnes, nous n’étions pas plus de 150 privilégiés.
Thee Sinseers : le renouveau du Chicano Soul et des « souldies »
Originaires d’East Los Angeles et emmenés par le chanteur, auteur et producteur Joey Quiñones, Thee Sinseers incarnent la quintessence de la scène souldies actuelle. Signée sur le prestigieux label Penrose Records (filiale de Colemine Records), la formation puise son inspiration dans le R&B des années 60, le ska doux et la Chicano soul. Leur univers marie harmonies vocales veloutées, cuivres envoûtants et rythmiques rétro, offrant une soul à la fois nostalgique, vibrante et profondément authentique.
Une générosité débordante et une setlist mémorable
Sur la scène du Trix, la générosité était le mot d’ordre : près d’une dizaine de musiciens ont déployé un son riche et cuivré. Le groupe a déroulé ses plus beaux titres, de Love Special Delivery à What’s His Name?, en passant par Seems Like, Let’s Fall in Love, l’incontournable Sinseerly Yours, sans oublier le rappel Did Ya Know? inscrit au bas de la setlist.
Loin des concerts aseptisés ou sans âme, les musiciens n’ont pas hésité à fendre la foule et à envahir le parterre pour jouer au plus près du public, créant une véritable communion.
Le regard du photographe : transformer la contrainte en opportunité
Grand amateur de leur musique, j’avais demandé les autorisations pour venir réaliser quelques photos à titre personnel et nourrir ce blog et mon portfolio concerts. Malheureusement, ma demande formulée un peu trop tardivement n’a pas pu être accordée.
Cela m’amène à une petite réflexion : il est parfois regrettable de constater que les téléphones portables et les appareils de type « bridge » à objectifs non interchangeables (qui atteignent aujourd’hui une qualité remarquable) soient librement tolérés, tandis que les boîtiers professionnels restent strictement encadrés. Qu’à cela ne tienne, j’ai choisi de faire de cette contrainte une opportunité ;-).
Pour me reconnecter à ce superbe moment et vous proposer ce retour en images, j’ai utilisé les outils numériques et de restauration actuellement à notre disposition. Même si ce n’est pas une pratique que je cautionne particulièrement dans ma démarche d’auteur au quotidien, l’exercice permet ici de partager le souvenir visuel de cette soirée d’exception.
Seule date belge et partage authentique avec les fans
Il ne fallait pas manquer cette soirée, puisqu’il s’agissait de leur seul passage en Belgique lors de cette tournée européenne, avant leurs prochaines étapes à Paris et Londres, puis leur retour aux États-Unis.
Après le concert, les musiciens sont restés très disponibles pour échanger chaleureusement avec le public. C’était l’occasion idéale pour faire signer mon vinyle et immortaliser l’instant par un petit selfie. Un grand merci au Trix pour cette programmation lumineuse. Je vous invite à découvrir ce groupe d’urgence : que du bonheur !