Il y a des endroits à Bruxelles qu’on connaît de l’extérieur depuis des années sans jamais vraiment les avoir vécus. En photographe événementiel bruxellois, le rooftop du Bozar m’en a donné une première bonne raison: le Bal Pop, dimanche 12 juillet.
La journée avait été étouffante. Le genre de chaleur qui colle aux tempes et décourage toute initiative. Et puis, en fin d’après-midi, quelque chose a changé, une légère brise s’est levée, l’air a repris une texture respirable, et le toit du Bozar s’est transformé en ce que les meilleures soirées d’été savent être: un endroit où le temps ralentit, où les gens sourient sans raison particulière, où l’on sent vaguement que les vacances ont commencé.
La vue, d’abord. D’un côté, la flèche de l’Hôtel de Ville de la Grand-Place qui perce le ciel bleu de fin de journée. De l’autre, le Palais Royal et ses façades claires. Entre les deux, Bruxelles qui respire. C’est rare d’avoir la ville sous cet angle, et c’est chaque fois une petite surprise.
L’ambiance ensuite. Le Bal Pop, c’est une formule simple et efficace : de la musique, un dancefloor à ciel ouvert, et des gens qui n’ont pas besoin qu’on leur explique pourquoi ils sont là. Le warm-up aux a mis les corps en mouvement doucement. La Jukebox Party, où le public devient programmateur, a ajouté une dimension participative et joyeuse. Et au milieu de tout ça, un bingo aussi improbable qu’hilarant, qui a généré quelques fous rires collectifs. Le genre de détail qui dit tout de l’esprit de la soirée.
Derrière l’objectif, c’était un terrain de jeu généreux : des danseurs absorbés par la musique, des visages détendus, des portraits saisis à la volée, et cette lumière de fin de journée qui fait ce qu’elle veut des visages et des ombres: de la golden hour à la blue hour ;-). Le coucher de soleil sur les toits bruxellois a fait le reste.
Première participation. Certainement pas la dernière !